Poussière

Partout la poussière.

Elle envahit chaque champs, chaque ruisseau, chaque maison ; engloutit les lits et les rêves, les immeubles et les vies, les écoles et les espoirs. Personne ne survivra à son passage, pas même les plus vaillants, ceux que l’on disait braves. Eux aussi s’évanouiront,

soufflés dans leur désir de vivre.

Et toi petit, toi qui observe son avancée de loin, tu te dis que non, qu’elle ne t’auras pas. Tu penses pouvoir lui échapper. Tu es le plus rapide de ta classe. Cours, cours, ne t’arrête pas, ne te retourne pas, ne trébuche pas, ne ralentis surtout pas. N’abandonne pas cette course, aussi vaine soit elle. Ne regarde pas ceux qui, derrière toi, succombent. Ils gonflent les rangs : la poussière fait croître la poussière.

Le ciel s’effrite.

Les cendres du soleil pleuvent sur la Terre. Vivras-tu pour voir la fin du monde ?

Poussière, tout retournera à la poussière…

Poussière, tu retourneras à la poussière…


 

Texte écrit en collaboration avec Thomas Dumey  (dessin)

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