Conseils d’écriture : la peur de l’échec

Il y a cette petite voix dans notre tête, claire, identifiable. Celle qui dit : « je ne vais pas y arriver », « à quoi bon essayer », « de toute façon je suis nulle »…

Je suis sûre que tu la connais – un peu trop même.

Elle pointe le bout de son nez à chaque fois que tu souhaites tenter un truc nouveau et sortir de ta zone de confort ; elle est là pour te rappeler de rester bien au chaud, en sécurité dans ta zone de confort.

Soit tu l’affrontes et tu agis malgré la peur, soit tu restes paralysé(e).

Cette petite voix est assez directe, on l’entend, on sait qu’elle est là, on arrive à l’identifier assez facilement. 

Mais parfois, la peur se déguise, pour mieux passer incognito. Agir dans l’ombre. Tromper ta vigilance.
Pour t’aider à la débusquer, voici plusieurs portraits robots de ces différents visages.

1. Le perfectionniste :

How To Get Glam in 5 Easy Steps (1)

 

Et oui, quand tu cherches à produire quelque chose de parfait du premier coup ou quand tu t’obstines à réécrire 1 500  fois le même paragraphe, ce n’est pas ton Perfectionniste intérieur qui parle, mais bien la peur. Cette peur qui t’empêche de lâcher-prise et te fait perdre un temps fou ! Combien de personnes ne terminent jamais leur livre ou ne le publieront jamais parce que leur ouvrage n’est pas PARFAIT ? Alors, je ne te dis pas de produire un livre de mauvaise qualité, mais quand ce perfectionnisme devient une excuse pour ne pas sauter le pas, c’est la peur qui parle.

Si tu es victime de ce perfectionnisme, je te recommande la vidéo d’Emily Nols : lutter contre le perfectionnisme en quatre étapes.

2. Le procrastinateur compulsif : 

How To Get Glam in 5 Easy Steps (3)

Eh oui ! Pour moi, la procrastination est aussi l’un des visages de la peur de l’échec. Quand, avachi(e) sur le canapé ou dans notre lit, on zappe sur Netflix de façon compulsive, quand on passe des heures sur Youtube à regarder des vidéos de chatons… c’est bien la peur qui est à l’oeuvre. Passerais-tu autant de temps sur ces plateformes si tu n’avais pas peur d’échouer ? Si tout te semblait réalisable ? Ne serais-tu pas justement en train de mettre en place les pierres pour construire ton château de rêve ? Oui, la tâche peut te sembler immense, difficile, irréalisable et c’est justement pour ça que tu te réfugies dans un espace sécurisant – j’ai nommé ton lit douillet.
Je nuance encore une fois : bien sûr, il n’est pas possible d’être toujours à fond et d’être H24 en mode « j’avance vers mes objectifs », bien sûr il faut prendre du temps pour soi, bien sûr il faut prendre le temps de se détendre. Mais quand la « détente » prend plus de place que la mise en place d’actions concrètes vers tes rêves… c’est que la peur est à l’oeuvre. 

3. L’autosaboteur :

How To Get Glam in 5 Easy Steps

Celui-là, il apparaît souvent quand tu es à quelques pas de la réussite, que tu vois la ligne d’arrivée. Et là, tout à coup, tu ne sais pas pourquoi, tu bifurques, tu suis un papillon, tu te mets à ralentir, à te dire « non, ce n’est pas possible, ce n’est pas pour moi »,  » ça va forcément se péter la figure » et tu te fais un auto-croche-pied ! 
Tu le sais si tu as suivi mon Podcast – Laboratoire d’écriture – j’ai terminé la fin de mon premier jet cette semaine ! Youpi ! Mais cette fin n’a pas été de tout repos, j’ai lutté avec mon autosaboteur sur les dix dernières pages. J’ai mis cinq fois plus de temps à les écrire que le reste du manuscrit. Pourquoi ? Parce que cette première étape m’emmène à la suivante, et à la suivante encore et vers la réussite. Et ça, ma peur de l’échec, elle aime pas trop…
Tu reconnaîtras l’autosaboteur à sa manière de prendre des décisions irrationnelles dans la précipitation et à sa tendance à te paralyser à deux doigts du grand saut. 

4. L’imposteur :

How To Get Glam in 5 Easy Steps (2)

Je crois que celui-là c’est mon petit préféré. ^^ Le bon vieux syndrome de l’imposteur. La peur peut prendre ce visage à n’importe quel moment, mais il est très probable qu’il l’emprunte plus régulièrement dès que tu as accompli quelque chose  » Les gens vont se rendre compte que je fais de la merde »,  » comme si je savais de quoi je parlais ? « , « Ils vont me démasquer, crier au scandale, me dénoncer »,  » tôt ou tard, je vais perdre ce que j’ai gagné ».
À travers ce masque, la peur cherche à te faire croire que tout ce que tu as accompli ne vient pas de toi et que tôt ou tard quelqu’un va s’apercevoir de ton imposture. Tu as eu de la chance, les bons contacts, tu étais au bon endroit au bon moment… voilà ce que te souffle ton imposteur intérieur.

La peur de l’échec a mille visages, et si je t’en ai livré quelques uns aujourd’hui c’est pour te permettre de les reconnaître plus aisément.

Il est plus facile de faire face à un ennemi connu qu’à une ombre.

Et bien souvent, la peur veut juste être reconnue.
Quand elle apparaît, tu peux lui parler, lui dire ok, je sais que tu es là, que tu me veux du bien, mais crois-moi, ça va, je ne vais pas mourir, je ne risque rien, je suis en sécurité. Merci de m’aider à rester en vie, mais là, ça va. 

(C’est Elizabeth Gilbert, l’autrice de Mange, Prie, Aime et de Comme par magie qui m’a appris cette leçon essentielle)

Et toi, comment reconnais-tu la peur et comment y fais-tu face ?

À bientôt peut-être
Élodie


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