Cher toi #026_journal intime

Je l’ai laissé entendre dans la lettre d’hier, mais je voudrais parler plus clairement ce matin du  journal intime (dit comme ça, ça fait un peu enfant de dix ans qui écrit dans un carnet fermé à double tour par un cadenas.)

Quand j’étais plus jeune, je rêvais de tenir un journal, c’était vraiment un rêve !  Écrire tous les jours dans un carnet me semblait tellement difficile, tellement impossible. Pourquoi ? Parce que je ne tenais jamais cette résolution bien longtemps : j’essayais, j’écrivais deux jours de suite, j’arrêtais, je recommençais un mois plus tard ou quand je recevais un nouveau journal intime de princesse avec des paillettes pour mon anniversaire… Et ça me frustrait de ne pas le tenir régulièrement. J’étais convaincue que si je n’y arrivais pas c’était parce que ma vie n’était pas assez passionnante.  

Je n’ai pas lâché l’affaire, j’ai continué à gribouiller dans des carnets pour fille beaucoup trop cliché, puis des cahiers écornées, puis sur le premier ordi fixe, puis de nouveau dans des cahiers, dans des classeurs, dans des porte-vue, dans des carnets à nouveau, un peu ici (même si l’exercice est différent).

L’année dernière, j’ai rendu fière la petite fille que j’étais : j’ai tenu un journal pendant un an – presque tous les jours. Je m’étais lancée le défi, ou plutôt, j’avais ressenti le besoin de mettre en place une habitude d’écriture ; c’est comme ça que j’ai commencé les trois pages du matin prônées par Julia Cameron dans son livre Libérez votre créativité. (Je reviendrais peut-être un jour plus en détail sur cette expérience.)

Et puis, j’ai arrêté, je me suis laissée emporter par le courant de la vie, j’ai arrêté de prendre vraiment un temps pour moi, je me sentais incomplète, pas bien, sans parvenir à mettre le doigt sur la cause… quand j’ai recommencé à écrire dans mon journal, j’ai tout de suite compris ce qui m’avait manqué pendant tout ce temps. 

À chaque fois que j’abandonne cette pratique, je ressens ce mal-être diffus – trop discret pour être remarqué au premier abord, mais palpable.

À chaque fois que je recommence, je retrouve un espace de liberté et de bien-être intérieur immense.

Si tu  tiens un journal, tu sais de quel sentiment je veux parler.

Si tu n’es pas converti à cette pratique, pourquoi ne pas essayer et voir ce que ça change en toi  ?

À bientôt, peut-être.

Élodie


Photo by Lonely Planet on Unsplash


 

 

 

 

 

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